La doum de manzelKa

Elle est vide et sombre.

Il y a des bouteilles vides à remplir et des lunes au verso. Des nuits blanches à remplir et des cris au recto. J'y entre à tâtons, les doigts parcourant des kilomètres de murs rêches, de silences rugueux, de mors coincés dans la gorge, mon corps errant avant de buter contre

le bouton

la lumière

le premier mot vertébré qui éclairera le chemin.


Plié en 4, déchirée, mal-arrachée d'un carnet ou bêtement 21x27, quadrillée, avec des lignes que je ne suivrai pas, avec des marges que j'habite, avec des trous de mémoire dans lesquels je plonge mes plumes

ma doum

parfois

s'envole, échappe aux codes

ma doum

parfois

se corne pour ne pas que j'oublie où je suis, où j'en suis dans l'histoire qui m'écrit.



Et parfois il pleure sur ma doum quand je marque un temps d'arrêt dans les creux du passage du milieu. Mais partout où je vais, partout où je meurs, partout où je ris, ma doum se déplie, refuge de mes errances.


manzelKa, sept 2020

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