Q, une lettre d'amour

A toi qui habite mes plus tendes moments. Tu pensais continuer à être invisible à mes yeux. Tu connaissais, tu ne pouvais ignorer cependant les subtiles attentions que j'avais envers toi. Dans toutes les occasions il me semblait te tendre une perche accueillante. Nop beug wol, en wolof comme ici en la langue kreyol, ignorer peut cacher aimer et désirer. Mais tu as cru que mon arrogance m'empêchait de te voir, de te parcourir, te deviner. Sache que dissimulé au plus intime de mon être, mon cœur s'enflamme sur les braises ardentes du barbecue du désir. Il est un corbillard des années dilapidées qui reprend goût au frôlement de ta peau. Galet au poids incommensurable, mon cœur au plus profond de mon corps se couvre de fleurs inespérées, frémissantes de ce renouveau inattendu. Vidé du parfum de la solitude, il bourgeonne, se réveille et s’enivre d'un rêve renouvelé. Les enfants de l'amour sont donc maintenant éveillés ; à nous deux de jouer.

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