Ma folie ordinaire

J’ai la chair piment, ma raison brûle et la déchirure crache son sang.

Je me cramponne vertigineusement au levier de vitesse les yeux rivés aux limites, aux frontières, borderline. Rien n’y fait. Je tombe ! Je tombe dans les caniveaux. Je tombe dans les trous. Je tombe dans les crevasses, les gouffres, les abîmes ! Je tombe ! Damnée !

"Eh ! regarde-moi ! Toi le coq perché, prêtre officiant sur tes ruines d’église lançant ton cocorico prière !

Oh Coq des sacrifices devenu christ ! Perche-toi sur la croix que je te prie !

Conjureur des imbéciles !

Est-ce toi le grand donneur de choses ? Vois en offrandes mes carcasses métalliques, mes fleurs en plastique !

Est-ce toi le grand donneur de leçons que je ne retiens pas ?

Crie ! Crie ! Crie encore !!! Cocorico plus fort ! Crie vers le vide des cieux !"

Je préfère me tourner vers la cathédrale-volcan.

Je préfère me baigner dans la fraicheur des soleils radieux.

Je préfère m’envelopper des lianes prêtresses.

J’ai mis mon lit de camp sur les terres humides au pied des murailles-souvenirs et je me recroqueville dans mon asile sans toi–t, dans mon asile sans moi.

Christelle (assise dans l’asile, je songe à la folie douce – une folie ordinaire qui rassemble des mots et ressemble en final de conte à une schizophrénie mystique !)

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