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>>>  trace 1. Flânerie urbaine à Fodfrawns, samedi 7 janvier 2017

Marcher dans la ville-marécage, la ville-gens, la ville-bruits, la ville-tôles, la ville-rythmes et mettre des mots l’imperceptible et le détail infime, l’oublié et le non entendu. Ecrire Fort de France, écrire le corps et les veines de la ville avec pour point culminant de ce circuit hors guide, le monument de nos mots. Isabelle Kanor

extraits de livres lus pendant la trace

Alfred Alexandre BORD DE CANAL

Patrick Chamoiseau TEXACO

Raphael Confiant LA PANSE DU CHACAL

Raphael Confiant MEURTRE DE SAMEDI GLORIA

Raphael Confiant L'HOTEL DU BON PLAISIR

Véronique Kanor COMBIEN DE SOLITUDES

Si j'étais un monument ?

avec Moune, Lilie, Cécile Marie-Line, Constance Johanna, Christelle...   

Le rendez-vous, c'est  chez Loulouze, un bar-pmu avec en fond sonore des gars qui jouent aux petits chevaux. Isabelle lance la question aux écrivantes (le seul homme du groupe ne s'était pas réveillé !) ; la question qui donne le top-départ et nous fait chavirer dans l'imaginaire. Si tu étais un monument ? Isabelle, elle serait une porte. "Quand on les abaisse, ça fait des ponts". Le ton est lancé et bic en main, chacune s'élance dans la ville avec pour consigne de repérer des monuments ordinaires : un piébwa endallé, un chien pénard, une fontaine à l'abandon, une fresque, une chatière devenue "mots-tière", des visages, des dédales d'escaliers...

Errance dans les ruelles de Bord de Canal, un quartier- tabou. Le groupe avait entendu dire qu'il ne faisait pas bon y trainer. L'errance-écriture amène à voir, à vivre les choses personnellement. Donc : différemment. Donc : bonnement. Coup d’œil à la montre. Waï ! Faire les Terres Sainville en 15 minutes, ça va être chaud ! On zappe ou on y va ? Le truc, c'est qu'il y a aussi le marché central à faire, avec des bruits, des sons à consigner...

Après 3 heures le nez en l'air ou sur sa feuille, 3 heures de désirs, de mots et d'émerveillement devant l'inattendu (comme ce perroquet qui savait faire 1 ti-bo, 2 ti-bo, 3 ti-bo à nous les doudous passantes),  nous posons nos fesses à l'Oeuf, un repère d'artistes rue Garnier Pagès pour reparler de ces choses  traversées, de nos rencontres avec des pierres et notre forts intérieurs... Qu'en reste t'il ? Des textes et une envie de play it again Sam

Conte, rendu by manzelKa

animatrices Isabelle & Véronique Kanor

conceptrice Isabelle Kanor